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Pensez avec sérieux, responsabilité et sérénité sur la pratique et l’efficacité de la méditation, durant laquelle l’esprit s’élève et établit une communication transcendantale avec notre créateur, une paix spirituelle intense et une belle harmonie avec vos semblables et avec la nature, comprenant mieux les enseignements suprêmes afin de vivre heureux, sans ambitions, égoïsmes, haine, envie, jalousie, orgueil, intolérance, et autres défauts et imperfections.
Cela, dans un monde et une société où if faut penser à sa propre survie matérielle, affronter l’existence au milieu de luttes permanentes et stressantes. Cela est en réalité une tâche bien difficile et ingrate si l’on n’est pas arrivé auparavant à un niveau de réflexion et conscientisation sur l’état de notre Etre, notre culture et l’humanité.
Ne soyons pas pour autant pessimiste, car l’humanité se trouve dans un processus évolutif merveilleux et serait «viable» si le grand changement se passait demain. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire et nous ne sommes pas encore victorieux. Pour cela, nous devons travailler ardemment et tenter d’essayer de venir en aide à autant de gens que possible, contribuant à l’ouverture de leur conscience.
Une partie des gens peuplant la planète a un niveau spirituel lui permettant d’avancer, ne pas régresser ou se maintenir dans l’obscurité de ce monde. Il est de notre devoir de nous préoccuper de la population restante, que nous devons aider afin de les mener au seuil menant au-delà de l’obscurité.
La pierre angulaire de notre culture et histoire, ainsi que de leur genèse, du développement et l’évolution à travers les temps, est la transmission de connaissances, et c’est cela qui a fait de la population de la planète ce que nous sommes. Nous savons qu’acquérir des connaissances est une chose, et l’autotransformation consciente en est une autre.
Les êtres hiérarchiquement supérieurs à nous spirituellement, dans leur rôle sublime de Maîtres nous transforment et nous transfigurent. Ce développement supérieur peut être réalisé grâce à la méditation. En tant que discipline autotransformatrice, elle devrait être intégrée au mode de vie de l’humanité présente et future. De fait, il existe déjà des communautés qui la pratiquent, et d’autres qui l’ont pratiqué dans le passé, mais les résultats positifs de la méditation ne sont pas massivement acceptés par la science.
L’obscurité dans laquelle notre monde se trouve à pour origine des habitudes sociales et culturelles qui affectent toute l’humanité. L’on pourra améliorer cet état avec de bonnes intentions, la constance et la volonté de changer avec amour, tolérance et en se consacrant sincèrement au maître qui représente et est le canal de la divinité. Cela est la manière de permettre à l’alchimie divine de se réaliser durant la méditation.
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AU DELÀ DE L’OBSCURITÉ est l’histoire d’un homme qui narre ses expériences mystiques à travers les étapes de l’enfance, de l’adolescence, et de l’homme forgé et endurci par la misère, la souffrance, la lutte, pour la survie dans un milieu hostile, miné et exploité par les latifundistes, dans le village d’El Tamarindo (Pérou) où j’ai passé mon enfance.
Un peuple submergé par l’inertie de cent ans de solitude, comme beaucoup d’autres peuples du monde, vivant avec les allées et venues de personnes exploitées, fatiguées, émaciées, d’enfants misérables, et les phénomènes étranges et insolites qui me sont arrivés, me forgeant dans la fonte de mes inquiétudes précoces, une personnalité attentive à tout, vigilante et analytique.
Une partie de notre peuple n’avait pas de formation religieuse, culturelle et nutritionnelle, mais par contre, était saturée par le folklore, la tradition et les superstitions imprégnés dans le mental de nos ancêtres qui les utilisaient comme un échappatoire à leurs frustrations, à leurs limitations et complexes auxquels j’étais déjà conscient et même au-delà, au fur et à mesure que je me développais physiquement, mentalement et spirituellement, de manière normale et paranormale, dû aux phénomènes décrits plus loin.
Les épidémies et la peste sapaient les corps faméliques, dépourvus de défenses immunitaires ou d’anticorps de nous autres les enfants (churres), détruisant les systèmes immunologiques proie des bactéries, virus et parasites et par le manque de médicaments et d’aide médicale, ils furent abandonnés à leur sort.
Cette expérience exacerba la sensibilité de ma nature, me faisant souffrir dans ma propre chair ; ajouté à cela, l’angoisse et le désespoir d’un village qui se trouvait entre la vie et la mort, au milieu de la superstition, le folklore et l’ignorance qui étaient soutenus par les intérêts de ceux qui vivaient agréablement et confortablement aux dépens de ceux qui, déracinés, avaient auparavant été les propriétaires des terres et se sacrifièrent plus tard, laissant leur corps et leur sang dans les sillons qui fleurissent pour les latifundistes.
L’angoisse et l’étrangeté de ma conscience précoce se différenciaient de celles des autres enfants du village. Nous avions la liberté de jouer, quelques fois de faire des bêtises, à la rivière Chira, dans les canaux ou le désert de sable avec ses dunes impressionnantes, l’unique héritage que le Tout Puissant nous léguait pour nous voiler le mental de la réalité du milieu où nous vivions. Cet aspect de moi-même me permettait de voir la réalité, afin de ne pas finir dans un cercle vicieux d’exploitation comme les ancêtres et parents qui avaient succombés à la terre qui nous avait vus naître pour donner vie aux caroubiers fleuris et alourdis par leurs fruits.
Ma mère, tendre et à la fois dominante avec nous, se débattait dans la lutte pour la survie, grâce à ses modestes et humbles activités, subvenant ainsi à nos besoins mais ne pouvant se soustraire au mode de vie et aux évènements. C’était une femme honorable qui se sacrifiait avec abnégation. Le temps avait laissé ses traces indélébiles sur son joli visage tanné par le soleil, la souffrance, et les larmes versées en silence durant d’innombrables nuits creusaient ses joues couleur fleur de capuli. Je ne cessai de m’interroger du pourquoi de cette vie misérable et sans avenir.
J’avais l’intuition que si je n’avais pas été né du ventre de cette femme, ma mère, je serais né ailleurs, ici ou plus loin, dans des conditions égales ou différentes. Mais je me retrouvais là, vivant les expériences de mes premières années remplies d’inquiétudes, de réminiscences, j’avais de la nostalgie et l’impression d’avoir déjà beaucoup vécu...
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