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AU DELÀ DE L’OBSCURITÉ est l’histoire d’un homme qui narre ses expériences mystiques à travers les..
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Blog Livre
Date de création :
16.01.2007
Dernière mise à jour :
17.01.2007
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AU DELA DE L'OBSCURITÉ

AU DELA DE L'OBSCURITÉ

Posté le 16.01.2007 par riosmedina


AU DELÀ DE L’OBSCURITÉ est l’histoire d’un homme qui narre ses expériences mystiques à travers les étapes de l’enfance, de l’adolescence, et de l’homme forgé et endurci par la misère, la souffrance, la lutte, pour la survie dans un milieu hostile, miné et exploité par les latifundistes, dans le village d’El Tamarindo (Pérou) où j’ai passé mon enfance.

Un peuple submergé par l’inertie de cent ans de solitude, comme beaucoup d’autres peuples du monde, vivant avec les allées et venues de personnes exploitées, fatiguées, émaciées, d’enfants misérables, et les phénomènes étranges et insolites qui me sont arrivés, me forgeant dans la fonte de mes inquiétudes précoces, une personnalité attentive à tout, vigilante et analytique.

Une partie de notre peuple n’avait pas de formation religieuse, culturelle et nutritionnelle, mais par contre, était saturée par le folklore, la tradition et les superstitions imprégnés dans le mental de nos ancêtres qui les utilisaient comme un échappatoire à leurs frustrations, à leurs limitations et complexes auxquels j’étais déjà conscient et même au-delà, au fur et à mesure que je me développais physiquement, mentalement et spirituellement, de manière normale et paranormale, dû aux phénomènes décrits plus loin.

Les épidémies et la peste sapaient les corps faméliques, dépourvus de défenses immunitaires ou d’anticorps de nous autres les enfants (churres), détruisant les systèmes immunologiques proie des bactéries, virus et parasites et par le manque de médicaments et d’aide médicale, ils furent abandonnés à leur sort.

Cette expérience exacerba la sensibilité de ma nature, me faisant souffrir dans ma propre chair ; ajouté à cela, l’angoisse et le désespoir d’un village qui se trouvait entre la vie et la mort, au milieu de la superstition, le folklore et l’ignorance qui étaient soutenus par les intérêts de ceux qui vivaient agréablement et confortablement aux dépens de ceux qui, déracinés, avaient auparavant été les propriétaires des terres et se sacrifièrent plus tard, laissant leur corps et leur sang dans les sillons qui fleurissent pour les latifundistes.

L’angoisse et l’étrangeté de ma conscience précoce se différenciaient de celles des autres enfants du village. Nous avions la liberté de jouer, quelques fois de faire des bêtises, à la rivière Chira, dans les canaux ou le désert de sable avec ses dunes impressionnantes, l’unique héritage que le Tout Puissant nous léguait pour nous voiler le mental de la réalité du milieu où nous vivions. Cet aspect de moi-même me permettait de voir la réalité, afin de ne pas finir dans un cercle vicieux d’exploitation comme les ancêtres et parents qui avaient succombés à la terre qui nous avait vus naître pour donner vie aux caroubiers fleuris et alourdis par leurs fruits.

Ma mère, tendre et à la fois dominante avec nous, se débattait dans la lutte pour la survie, grâce à ses modestes et humbles activités, subvenant ainsi à nos besoins mais ne pouvant se soustraire au mode de vie et aux évènements. C’était une femme honorable qui se sacrifiait avec abnégation. Le temps avait laissé ses traces indélébiles sur son joli visage tanné par le soleil, la souffrance, et les larmes versées en silence durant d’innombrables nuits creusaient ses joues couleur fleur de capuli. Je ne cessai de m’interroger du pourquoi de cette vie misérable et sans avenir.

J’avais l’intuition que si je n’avais pas été né du ventre de cette femme, ma mère, je serais né ailleurs, ici ou plus loin, dans des conditions égales ou différentes. Mais je me retrouvais là, vivant les expériences de mes premières années remplies d’inquiétudes, de réminiscences, j’avais de la nostalgie et l’impression d’avoir déjà beaucoup vécu...

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